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QUI A VOLE LA TÊTE DE MARIE HAREL ?
Roman policier écrit par les élèves de CM2
Vimoutiers 1944, chapitre 1
 Bombardement







Alerte ! La confusion règne au château de Vimer. Les blessés arrivent de partout. Vimoutiers est toujours en flammes, après le bombardement de la veille. L’hôpital est entièrement détruit. Un fermier des environs fait un va et vient incessant avec son plateau à pommes, tiré par un cheval amenant les rescapés choqués et blessés allongés sur de la paille. Suzanne attend désespérément que sa maman s’intéresse à elle.

- Ma chérie, je suis débordée, je n’ai pas le temps de m’occuper de toi. Il faut que j’aille aider le docteur à soigner les blessés. Je te permets d’aller retrouver Michel et Elisabeth, leur maison n’a pas été détruite.
- Est-ce que je peux te rendre un service ?
- Prends ta bicyclette, installe un panier sur le porte-bagages  et tous les trois, essayez de trouver le maximum de nourriture pour que l’on puisse préparer au moins une soupe pour tous ces pauvres gens.

Suzanne obéit donc à sa maman, lui fait un baiser et se met en route. Elle n’a pas besoin de pédaler beaucoup car cela descend de Vimer vers Vimoutiers. En ville, le spectacle est indescriptible. De la fumée s’échappe  des maisons en ruines, seule l’église semble tenir encore debout. Suzanne arrive devant la statue de Marie Harel. Elle a toujours admiré ce visage si bien sculpté. Mais cette fois-ci, la tête est par terre parmi les décombres.

- Quel dommage ! pense Suzanne.

Elle arrive alors chez ses amis. Elisabeth a onze ans, le même âge qu’elle, et Michel son frère, quatorze. Ils se connaissent depuis le jardin d’enfants. Suzanne explique la mission qui leur est confiée. Ils prennent leurs tickets de rationnement pour l’achat du pain et ils décident d’aller dans les fermes des environs pour les légumes. En chemin, Suzanne explique à ses amis que la tête de leur statue préférée gît par terre.

- Ne t’en fais pas  Suzanne, la statue sera réparée comme les maisons d’ailleurs ! dit Elisabeth.
- Oui, bien sûr, mais il faudra du temps…soupire-t-elle.

 


Cyril

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